Tirez votre sang un vendredi de printemps, mettez-le dans un petit pot de terre neuf vernissé, avec les testicules d’un lièvre et le foie d’une colombe, et faites sécher le tout dans un four d’où le pain est tiré. Réduisez-le en une poudre fine dont vous ferez avaler à la personne sur qui vous avez des desseins, environ la quantité d’un demi-drachme (1 gramme et demi font), et si l’effet ne suit pas à la première fois, réitérez jusqu’à trois, et vous serez ainsi aime.

Conjuration:

« Je vous salue et conjure, O belle lune et belle étoile, brillante lumière que je tiens à la main, par l’air que je respire, par l’air qui est en moi et par la terre que je touche. Je vous conjure, par tous les noms des Esprits, princes qui président en vous, par le nom ineffable ou qui a tout créé, par toi bel ange Gabriel avec le prince Mercure, Michael, et Melchidael. Je vous conjure derechef, par tous les divins noms de Dieu, que vous envoyiez obséder, tourmenter, travailler le corps, l’esprit, l’âme et les cinq sens de nature de N., dont le nom est écrit cidessous, de sorte qu’elle vienne vers moi (nommez-vous), et qu’elle accomplisse ma volonté et qu’elle n’ait d’amitié pour personne du monde, spécialement pour N. tant qu’elle aura d’indifférence pour moi; qu’elle ne puisse durer, qu’elle soit obsédée souffre et tourmentée. Allez donc promptement, Melchidael, Baneschas, Zazel, Tiniel, Malcha, et tous ceux qui sont sous vous; je vous conjure par le grand Dieu vivant, de l’envoyer promptement pour accomplir ma volonté. Moi, N., je promets de vous satisfaire. »

Après avoir prononcé trois fois cette conjuration, mettez la bougie sur le parchemin et laissez-la brûler; le lendemain, prenez ledit parchemin et mettez-le dans votre soulier gauche où vous le laisserez jusqu’à ce que la personne pour laquelle vous avez opéré soit venue vous trouver. Il faut spécifier, dans la conjuration, le jour que vous souhaitez qu’elle vienne et elle n’y manquera pas.